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Nous venons de passer la nuit la plus longue de l’année, une heure de plus, ce n’est pas rien, il fallait bien l’occuper. Il était bien entendu hors de question que je gâche ce supplément horaire pour une activité narcoleptique jouissant d’un profond sommeil réparateur, je suis un homme d’action, un homme qui mord la vie à pleines dents, un winner, un must-of-the-must-top-of-the-top comme au dit en Espagne. J’étais donc bien déterminé à passer cette heure de plus, ce bonus horaire, à mettre en exergue mes compétences sexuelles. Je me suis donc mis en chasse d’une partenaire, ingrédient indispensable pour le point-d’orgue de cette soirée qui s’annonçait mémorable.

Nous sommes en 2009, et bien qu’étant limitrophe de la plouquie – pays des ploucs et des bouseux -, je me dois – dans l’cul – de me mettre à la page vestimentairement parlant pour prétendre attirer même la plus arriérée des femelles : la vendéenne. J’ai donc enfilé – avant de le faire sur la future victime des mes assauts chibriens – un pantalon en toile de Nîmes, très en vogue chez les jeunes, un tricot de peau acheté chez Célio de couleur vive mais pas trop – mon charme ne tenant pas uniquement dans les effets que je porte – et ma paire de mocassins blancs Noël. Et je suis monté dans ma Golf 2 GTI, prenant soin de glisser une cassette de Daniel Guichard dans l’auto-radio, poussant mes enceintes (2 fois 4 watts, ça pète), baissant mes vitres – à la main -, je mets toujours toutes mes chances de mon côté. Et j’ai foncé en direction La Roche-Sur-Yon, délaissant ma capitale bretonne natale : Nantes.

Il était 18 heures quand j’ai sonné l’ouverture de la chasse. J’ai stationner ma superbe voiture devant le bar qui me semblait le plus fréquenté de la cité ventre-à-choux, et je suis entré, les épaules hautes, la tête droite, le chibre en avant dans l’estaminet rempli à ras-bord de 4 poivrots et une serveuse.

Le premier des quatre ne me remarqua même pas, il était déjà en train de plonger sa propre personne dans un profond sommeil et sa tête dans son vomi. Le deuxième me lança un regard douteux, emprunt d’alcool et de gitane maïs qu’il consommait à même le bar malgré les interdictions gouvernementales. Le troisième remplissait sa grille de loto-foot, discutant avec le dernier pour savoir sur Bournezeau pouvait battre le PSG, ce qui prouverait selon ses dires que « l’OM c’est vraiment une équipe de drolesses ». Desespéré par cette ambiance glauque, et malgré le regard pulmonaire avantageux de la tenancière de ces lieux, j’ai rebroussé chemin.

J’ai ensuite erré dans cette ville-fantôme pendant des heures et des heures sans trouver la moindre foufoune à tirer. Je suis rentré chez moi, la queue entre les jambes, la glotte remontée et mes mocassins souillées de déjections canines, me privant de tout changement de plan à l’approche de l’agglomération civilisée sub-bretonne.

Je suis passé à la location de DVD, et j’ai passé mon heure de plus en compagnie de jeunes filles peu farouches convoitées par des hommes à l’appendice dont la taille dépasse l’entendement.

Ce matin, j’ai une douleur à un membre inférieur. Est-ce que ça peut se dégénérer en phlébite ?

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